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Faire un PVT au Canada : l’expérience de Loïc

Amis voyageurs, bonjour !

On se retrouve aujourd’hui pour un article un peu différent de ce qu’on a pu faire précédemment. On a voulu créer un format présentant les expériences que d’autres voyageurs ont pu faire pour vous les raconter ici. En espérant que ça vous plaise et surtout vous donne envie de suivre les pas de ces voyageurs !

Loïc est un de nos amis qui vient tout juste de rentrer de son PVT (Permis-Vacances-Travail) au Canada. Cette « interview » pourra surement vous aider pour vos démarches ainsi que vos préparatifs pour un futur PVT. Il nous décrit aussi son ressenti sur cette expérience riche en découverte.

Qui es-tu ?

J’ai 23 ans, j’ai fait un BTS Tourisme à Mende où j’ai rencontré Sandy et Jérôme et j’habite à Montpellier. Mes passions et hobby sont le sport, les jeux vidéos et les voyages. Ce que j’aime le plus ce sont les voyages imprévisibles, voyager sur un coup de tête.

Pourquoi as-tu fait un PVT ?

A la base, je voulais continuer mes études dans le tourisme, et faire un Bachelor « Marketing Touristique » à Montpellier. Mais après de longs mois de recherche, je n’ai pas trouvé d’alternance. Je savais que j’allais avoir un an de battement avant de pouvoir repostuler pour l’année d’après. Je me suis alors dit que j’allais voyager à l’étranger pour me faire ma propre expérience. Pour moi, voyager est le meilleur moyen de s’ouvrir l’esprit.

En France, je ne trouvais pas de job intéressant avec seulement mon BTS en poche. Il faut généralement au moins 2 ans d’expériences pour pouvoir travailler en agence de voyages ou chez un tour opérateur. Le but était donc de me faire une expérience dans le domaine du tourisme à l’étranger et améliorer mon anglais. J’ai pu rencontrer par la suite des Australiens, Néerlandais, et des Anglais dans l’Ouest du pays, ce qui m’a permis de pratiquer mon anglais avec eux.

L’avantage avec un PVT, c’est que c’est facile de pouvoir postuler : n’importe qui peut postuler du moment que l’on a moins de 35 ans, ce n’est pas sur dossier mais sur tirage au sort. C’est surtout un excellent moyen d’aller un pays étranger pour travailler pendant un ou deux ans.

Sentier pédestre dans la ville de Canmore

Pourquoi as-tu choisi le Canada ?

Je suis déjà allé au Canada plus jeune. J’avais découvert le Québec, Toronto et Ottawa. J’avais donc de bons souvenirs d’enfance et j’étais très attiré par les paysages, la nature et les grands espaces

Le Canada est aussi l’endroit idéal pour un premier voyage solo. En effet, on peut facilement avoir un point d’appui à Montréal pour commencer. Montréal est une ville francophone et anglophone.  C’est donc le meilleur compromis pour un premier voyage solo avec la possibilité de rencontrer beaucoup de français à l’arrivée dans les auberges de jeunesse et surtout dans des colocations. Cela fait en sorte de ne pas se sentir trop dépaysé et pas trop perdu non plus car Montréal est une très ville américanisée mais avec une très forte culture française

Au début, je suis resté 3 mois à Montréal afin de prendre mes marques dans le pays et ensuite j’ai changé de Province pour aller en Alberta puis je suis allé au Parc National de Banff. Ce dernier était le but ultime de ce voyage car c’était pour moi l’image que je me faisais du Canada. 

A la base, j’y suis allé pour trouver du travail et pouvoir être sur place plus de temps. Malheureusement, il y a tellement de nationalités différentes qui viennent pour travailler dans les stations de ski d’Alberta que je n’ai pas réussi à trouver un emploi. Il y avait dans les stations énormément d’Australiens, d’Anglais et de Néerlandais dont c’est la langue natale, ce qui crée une forte concurrence

parc national de Banff
Parc National de Banff

Quelles sont les démarches pour obtenir un PVT? As-tu eu des difficultés ?

Premièrement, se renseigner sur le site gouvernemental du Canada pour suivre l’ouverture de la saison pour l’année entière. Personnellement, l’ouverture était en Décembre 2018 pour un début de PVT en 2019. Ensuite, il y a des rondes d’invitation où l’on doit remplir un dossier administratif. Pour toute les démarches, je vous conseille le site Pvtistes qui est très détaillé, avec les choses à faire ou à ne pas faire et les erreurs à éviter. Voici le lien : https://pvtistes.net/le-pvt/canada/.

Préparatifs

Après le dossier fait et le projet lancé, un tirage au sort est effectué. Il n’y a pas de date fixe pour les tirages au sort, c’est très aléatoire. Le nombre de places est limité durant le tirage au sort. L’année de mon tirage au sort, il ne devait y avoir que 7500 personnes choisies puis finalement il y en a eu plus de 18 000 car il y avait une forte demande de main d’œuvre.

Une fois que l’on est tiré au sort, on a 10 jours pour accepter puis 20 jours pour fournir tous les documents demandés. Une fois la confirmation de réception des documents, il faut se rendre à l’ambassade du Canada en France (à Paris ou Lyon seulement) sous 30 jours pour enregistrer ton passeport auprès des autorités canadiennes. Sous deux semaines, on reçoit une lettre d’introduction, qui est le saint graal. Cette lettre permet de pouvoir partir au Canada.

Assurance

A noter, le plus important est de prendre une assurance. Celle-ci est OBLIGATOIRE. J’avais choisi l’assurance Globe PVT par ACS qui coûte environ 30 euros par mois. La durée maximale du PVT au Canada est de 2 ans et est déterminée par le nombre de mois d’assurance souscrits. J’ai fait le choix de prendre 1 an et demi d’assurance.

Arrivée au Canada

A la douane, à l’arrivée ils m’ont donc fait un PVT valable un an et demi. Ensuite, deuxième obligation, le montant minimum à avoir sur son compte bancaire : 2500 Dollars Canadien soit 1800 €, une personne de la douane vérifie ce montant. Une fois sur place, il faut seulement se rendre dans un Centre Service Canada pour demander son numéro d’assuré social. Ce numéro vous permettra de travailler légalement puis, il faut ouvrir un compte en banque canadien.

Pour la petite anecdote, je suis parti un lundi et j’avais posé le chèque de mon solde tout compte sur mon compte le vendredi. Ce chèque me permettait d’avoir le montant minimum pour pouvoir rentrer sur le sol canadien. Grosse montée de stress, j’avais peur de ne pas pouvoir me connecter à Internet à mon arrivée et que je ne puisse montrer mes comptes bancaires à la douane. Plus de peur que de mal, le forfait téléphonique souscrit en France pour le Canada avait bien été mis à jour, et j’ai pu me connecter.

Quelles ont été tes plus grandes difficultés une fois arrivé
là-bas ?

Les appréhensions ont été premièrement de ne pas trouver d’appartement et surtout un travail. J’avais effectué à l’avance une réservation de deux semaines en auberge pour me faire des contacts et connaitre des gens. Finalement, en une semaine et demie, j’ai trouvé un appart en colocation et un travail. J’ai trouvé la colocation grâce à un français rencontré en auberge. Il était lui aussi en PVT et on a décidé de chercher ensemble des annonces de colocation. Principalement sur des groupes Facebook, le bouche à oreille mais aussi le site « Kijiji«  qui est l’équivalent de « Le Bon Coin » au Canada. Au bout de quelques jours, il est tombé sur une annonce d’un gars qui proposait deux appartements côte à côte, on est donc devenus voisins.

Appartement colocation
Premier appartement en colocation à Montréal
Quels sont les jobs que tu as pu faire au Canada ?

Premièrement, au bout d’une semaine, j’ai trouvé un job de vendeur dans une boutique de prêt-à-porter de marque. Ce travail n’a pas été compliqué à trouver. En effet, sur de nombreuses devantures dans tous les quartiers de la ville, on voit placardées des affiches « Ici, on engage ! ». Nombreux sont les domaines qui recrutent à Montréal : prêt-à-porter, boutiques de souvenirs, parfumeries, restauration. Après avoir cherché dans le tourisme sans grand succès, j’ai donc effectué mon premier travail dans cette boutique plutôt sympa.

Ensuite, quand je me suis rendu dans l’Ouest, où la concurrence était trop forte, je n’ai pu trouver de travail. Quand je suis revenu en janvier après les fêtes de fin d’année, j’ai trouvé en une semaine un poste de réceptionniste de nuit dans un hôtel. Ce fut une expérience dure puisque j’étais en colocation et je ratais la plupart des soirées à l’appartement. En parallèle avec le job de réceptionniste, j’étais commis dans un restaurant qui proposait une cuisine typique québécoise. Je travaillais une à deux fois par semaine, en supplément.

Contrairement à la France, l’avantage avec le Canada, c’est qu’il n’y pas énormément d’administratif à remplir pour travailler dans une entreprise. Il ne faut qu’un numéro d’assurance social et un RIB. Néanmoins, cela reste un inconvénient pour les Canadiens qui bénéficient donc d’un statut salarial précaire.

Quels sont les plus beaux endroits que tu as visités au Canada ?

Premièrement, au Québec, j’ai adoré le Mont Tremblant. Une grande randonnée avec un point de vue sur la forêt et les fleuves de la région est à faire absolument ! Je vous conseille d’y aller pendant l’été indien (début octobre) pour profiter des couleurs automnales emblématiques du Canada.

Ensuite, passage obligatoire aux chutes du Niagara, en Ontario. Elles sont aussi impressionnantes que l’on peut s’imaginer.

Après en avoir beaucoup rêvé, direction le Parc National de Banff en Alberta. A ne pas manquer :  le Lac Louise, le Lac Moraine, le Lac Maligne et Canmore. Puis le Parc National de Jasper où j’ai croisé 3 ours en pleine nature et le Parc Provincial de Wells Gray (aussi appelé le Waterfall Park) à Clearwater. Ce parc recense de nombreuses cascades naturelles, donc une pure merveille pour les yeux !

Parc National de Jasper

Si tu pouvais retenir 3 de tes plus beaux souvenirs, lesquels ce seraient ?

En premier, je dirais la visite des Lac Moraine et Lac Louise, ils sont proches l’un de l’autre mais le Louise est plus connu mais le lac Moraine est le plus beaux à mes yeux. L’eau bleu ciel naturelle est à la limite du pas croyable. J’ai eu la chance de l’avoir vu en hiver et en été, ce qui offre deux visions totalement différentes.

Lac Moraine été/hiver

En seconde position, je dirais le festival des « Piknic Electronik » qui se tient tous les dimanches de l’été sur l’île du parc Jean Drapeau à Montréal. Ce festival était pour moi un rassemblement où on allait faire la fête avec absolument tous les gens que j’avais rencontrés sur place. Bonne ambiance, convivialité et coucher du soleil sont au programme.

Enfin, une soirée pendant mon road trip dans l’Ouest en juillet 2020, à Clearwater. Le soleil s’est couché très tard ce jour-là, vers 22h. On en a profité pour faire du canoë sur le lac face à l’hôtel. Un des plus beaux moments de mon voyage, faire du canoë avec le coucher de soleil et le seul bruit des rames dans l’eau, une soirée que je n’oublierai jamais.

Le retour en France a-t-il été compliqué ? Comment as-tu surmonté le blues du retour ?

J’ai dû rentrer pour une urgence personnelle, deux semaines avant la date officielle de mon retour. Après un an et demi, le retour en France a été plutôt cool :  retrouver la gastronomie française, mes amis, ma famille et retrouver mon confort et mes habitudes. Mais en même temps, j’ai ressenti beaucoup de tristesse car la fin est totale et il n’y pas de retour possible, le PVT n’est pas renouvelable. Sur la fin de mon séjour, j’avais hâte de rentrer mais avec du recul, ça me manque énormément.

Que retires-tu de ces deux ans de PVT ? Au niveau professionnel et personnel

Au niveau professionnel, j’ai trouvé ça cool d’avoir pu travailler dans des secteurs dans lesquels je n’avais jamais travaillé auparavant. Cela m’a permis de me faire une expérience globale du travail. Ce sont des postes auxquels je n’aurais jamais postulé en France et qui m’ont apporté beaucoup.

Si jamais je veux faire un autre PVT ou travailler dans ces secteurs-ci en France, mon expérience sera valorisée car le travail à l’étranger est souvent bien vu par les recruteurs. Le fait d’accumuler deux jobs en même temps m’a permis de découvrir ce que je veux faire ou non dans ma vie et surtout ce que j’étais capable de faire.

Au niveau personnel, j’ai acquis une plus grande ouverture d’esprit, j’ai plus de facilité à m’ouvrir aux autres. Le Canada permet plus facilement les échanges déjà par le tutoiement entre inconnus, les relations entre les personnes sont plus faciles. Par exemple, tout le monde se dit « Salut, ça va ? » sans se connaître, en rentrant dans un magasin ou dans la rue. Mais ce que ce PVT m’a le plus apporté, c’est une plus grande confiance en moi.

Mont Tremblant Canada
Lever de soleil sur Montréal

Quels sont tes meilleurs conseils pour un futur PVTiste ?

Mon meilleur conseil serait de ne pas partir avec des craintes. Par rapport à tout ce qui a été dit avant, tout le monde te met à l’aise, tu te feras toujours des contacts et si tu pars seul tu ne seras jamais seul.

Quels sont tes plans pour le futur, après cette expérience PVT ?

Après avoir fait mon premier voyage en PVT et l’avoir fortement apprécié, je compte renouveler l’expérience dans plusieurs pays avec des cultures différentes. Notamment la Nouvelle-Zélande, le Chili ou le Japon, quand la situation nous le permettra. Vous pouvez me suivre dans mes aventures sur Instagram : loicsrnt.7

On a pris beaucoup de plaisir à faire cette interview. Malgré le fait que l’on soit pote et que l’on se voit régulièrement, on a pu découvrir son expérience d’une autre façon et avec beaucoup plus de détails et d’anecdotes. Merci à Loïc de nous avoir accordé de son temps pour nous raconter son enrichissante aventure.

A bientôt sur les routes du monde !

Sandy, Jérôme & Loïc

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